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Un site rapide : pourquoi, comment et à quel coût ?

Eroan Boyer

10 juillet 2022

7 minutes

Dans notre quotidien d’agence spécialisée en web performance, des prospects et clients nous contactent tous les jours pour réaliser des audits et optimisations de leur site web. Les premiers échanges sont généralement du type « mon site est lent, je veux qu’il devienne plus rapide ». Et cela quel que soit leur métier : e-commerçant, publisher ou encore marque spécialisée se retrouvent tous face au même constat de lenteur, avec la volonté de proposer un site rapide à charger à leurs visiteurs.

Lorsqu’on creuse pour mieux comprendre leurs problématiques, motivations et objectifs, on se retrouve toutefois avec des profils assez différents.

Qu’est-ce qu’un site rapide, concrètement ?

Un site est considéré comme rapide lorsqu’il tient les trois seuils des Core Web Vitals sur le terrain : un LCP inférieur à 2,5 secondes, un CLS inférieur à 0,1 et un INP inférieur à 200 millisecondes. Ces seuils s’apprécient au 75e percentile des visites, c’est-à-dire pour trois visiteurs sur quatre, appareils modestes et connexions lentes compris.

La nuance est décisive, car elle déplace le curseur de l’impression au fait mesurable. Un site qui paraît instantané sur la fibre du bureau peut échouer aux trois seuils sur un mobile en 4G. La rapidité ne se juge pas sur votre machine, mais sur la distribution réelle des visites, telle que la rapportent les données de terrain de Chrome.

Ces indicateurs et leur méthode de mesure sont détaillés dans notre guide de la web performance et de sa mesure. Retenez ici qu’un objectif de vitesse ne se formule pas en « plus rapide », mais en seuils chiffrés et vérifiables par un tiers.

Pourquoi faut-il avoir un site rapide ?

Un site rapide sert trois objectifs à la fois : il convertit davantage, parce qu’un visiteur qui attend abandonne ; il se positionne mieux, la vitesse étant un critère de classement de Google ; et il coûte moins cher à servir. Les trois bénéfices se cumulent sans jamais s’opposer, ce qui est rare dans un arbitrage technique.

Aux yeux d’une majorité d’éditeurs web, généralement de petite et moyenne taille, la vitesse de chargement d’un site est avant tout une question de SEO. Leur motivation première et bien souvent unique est simple : gagner en visibilité dans les pages de résultats de Google (les fameuses SERP). Si webperf et SEO sont intimement liés grâce au volet Page Experience et aux Core Web Vitals, ils omettent ainsi toute une partie du potentiel d’une optimisation de la performance.

Pour une autre partie de nos clients, au profil type grands comptes avec une activité e-commerce, c’est tout l’inverse ! Eux ne voient que l’aspect Expérience Utilisateur, avec l’idée bien ancrée que des temps de chargement réduits amélioreront leur performance commerciale. Taux de conversion, durée moyenne des sessions, panier moyen et Chiffre d’Affaires ont à leurs yeux tout à voir avec le fait d’avoir un site rapide. Ils n’ont pas tort, évidemment, mais portent eux aussi des œillères propres à leur métier.

La webperf améliore l'Expérience Utilisateur et le SEO. On parle de SXO pour ces 2 domaines.
La webperf améliore l’Expérience Utilisateur et le SEO. On parle de SXO pour ces 2 domaines.

La vérité, c’est qu’un site web rapide est un enjeu à la fois SEO, UX mais bien plus encore. Un site véloce côté chargement (métriques FCP, LCP, Speed Index…) et interactions utilisateurs (métriques TBT, INP…) est incontournable pour s’ancrer durablement sur un secteur concurrentiel. C’est une assurance qualité, un service avant-vente invisible ou encore le meilleur vecteur de votre image de marque. Vous prenez soin de vos visiteurs et soyez-en sûrs : ils le remarqueront !

Votre site est-il aussi rapide que vos visiteurs l’espèrent ?

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Ces effets sont documentés par des mesures publiées, pas seulement par l’intuition. Google recense dans son dossier sur l’impact business des Core Web Vitals le cas de Vodafone Italie, dont une amélioration de 31 % du LCP s’est traduite par 8 % de ventes supplémentaires, ou celui de Cdiscount, qui a relevé 6 % de chiffre d’affaires en plus lors d’un Black Friday.

Le taux de rebond réagit tout aussi nettement. Toujours d’après les études de cas compilées par Google, Agrofy a constaté 76 % d’abandons en moins au chargement après avoir amélioré son LCP de 70 %, et NDTV a divisé son taux de rebond par deux en divisant son LCP par deux. Ces ordres de grandeur ne sont pas transposables tels quels à votre site, mais ils donnent la mesure de ce qui se joue.

Comment peut-on avoir un site rapide ?

Deux chemins mènent à un site rapide : intégrer la performance dès la conception, ce qui coûte le moins cher, ou optimiser un site existant, ce qui suppose de mesurer avant d’agir. Dans les deux cas, la performance se décide dans le cahier des charges, au moment des choix de stack, d’hébergement et de gabarits.

Avoir un site performant, ça n’est pas donné à tout le monde. La meilleure solution pour ne pas se louper est d’intégrer les questions de rapidité dès la conception de votre site. En prenant les devants avec un cahier des charges qui mentionne la webperf, vous aurez au minimum l’assurance que la problématique n’aura pas été totalement ignorée. Car, c’est malheureux, mais une grande majorité des agences de création web ignorent encore tout de ce qu’est la web performance, et encore plus les ficelles du métier.

Si la problématique n’a pas été anticipée, la solution est de vous tourner vers des spécialistes, et surtout pas vers une agence web généraliste. Nous prêchons ici pour notre paroisse, mais nous faisons régulièrement le triste constat suivant : de nombreuses agences vous diront qu’elles savent gérer les problématiques de rapidité et qu’elles ont les ressources en interne pour intervenir. Certains de nos prospects font ce choix, et reviennent vers nous quelques mois plus tard non sans amertume, avec de la trésorerie en moins et la volonté de régler une bonne fois pour toutes les lenteurs de leur site.

Quand vous êtes malade, vous allez chez le médecin ? La webperf est elle aussi un métier de spécialistes.
Quand vous êtes malade, vous allez chez le médecin ? La webperf est elle aussi un métier de spécialistes.

Transformer un site lent en un site rapide, cela nécessite des compétences pointues, une expérience de développeur front-end et une excellente compréhension du fonctionnement des navigateurs web. Ce sont autant de qualités dont disposent nos équipes, et que nous mettons à votre disposition dans le cadre de nos prestations d’optimisation de la performance.

Sur un site existant, l’ordre des travaux compte autant que les travaux eux-mêmes. Le premier poste à examiner est le temps de réponse du serveur, car il décale tout ce qui suit : aucune optimisation d’image ne rattrape un serveur qui répond en deux secondes. Le cache et l’hébergement viennent donc avant le front-end, jamais l’inverse.

Viennent ensuite les leviers de rendu : l’image principale de la page, dont le poids et la priorité décident du LCP ; les scripts tiers, premiers responsables des blocages d’interaction ; les polices d’écriture ; et les dimensions réservées aux éléments qui se chargent tard. Ces quatre postes couvrent la majorité des gains constatés sur un site standard.

Reste la question du maintien dans le temps. Un site optimisé puis laissé sans surveillance redevient lent en quelques mois, au rythme des publications, des extensions ajoutées et des scripts marketing empilés. La performance est un état à entretenir, pas un chantier qu’on termine, ce qui explique la place du monitoring dans nos accompagnements.

Quel est le coût d’un site rapide ?

Le coût d’un site rapide se décompose en deux postes : un investissement ponctuel, celui de l’audit puis des optimisations ou de la refonte, et un coût récurrent, celui de l’hébergement et de la maintenance qui empêchent la performance de se dégrader. Le second est souvent oublié des budgets, alors que c’est lui qui rend le premier durable.

Vous l’aurez compris, que ce soit pour une création/refonte comme pour l’optimisation d’un site existant, la webperf est une affaire de spécialistes. Qui dit spécialiste dit forte valeur ajoutée, et qui dit forte valeur ajoutée dit forcément coût/budget. Partez du principe que si un freelance ou une agence vous remet une proposition commerciale de quelques centaines d’euros, il y a de fortes chances que cela soit trop beau pour être vrai. À l’Agence Web Performance comme chez les spécialistes reconnus, nous pratiquons des tarifs basés sur le TJM d’un consultant sénior (autour de 900-1000€/jour).

Pour créer ou transformer l’existant en un site rapide (score PageSpeed Insights mobile de 100%), il vous faudra ainsi y consacrer un véritable budget. C’est un projet dont le rapport coût/bénéfices se calcule, qui se planifie au sein d’une roadmap existante et dont les retombées sont multiples. Associé à un travail SEO soigné, c’est l’assurance de répondre aux attentes de vos visiteurs, des moteurs de recherche mais aussi de vos partenaires, fournisseurs, etc.

Le poste récurrent, lui, s’annonce sans détour : notre offre d’hébergement WordPress performant revient à 450 € HT par mois en forfait tout compris, infogérance, maintenance, sauvegardes et monitoring inclus. C’est l’ordre de grandeur d’un site tenu à niveau toute l’année, à comparer au coût d’une refonte rendue nécessaire par des années sans entretien.

Le calcul se pose alors dans l’autre sens. Un point de conversion gagné sur une boutique, quelques dizaines de milliers de pages vues supplémentaires sur un site éditorial, ou simplement des visiteurs qui ne repartent plus avant l’affichage : c’est ce que rapporte la vitesse, et c’est ce montant, propre à chaque site, qui dit si l’investissement se justifie.

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